{"id":3379,"date":"2021-05-21T09:04:47","date_gmt":"2021-05-21T07:04:47","guid":{"rendered":"https:\/\/www.souverainisme.fr\/?p=3379"},"modified":"2021-06-13T18:42:27","modified_gmt":"2021-06-13T16:42:27","slug":"les-reacteurs-a-neutrons-rapides-en-france-ou-comment-letat-francais-saute-du-train-quil-a-lui-meme-mis-en-marche","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.souverainisme.fr\/?p=3379","title":{"rendered":"Les r\u00e9acteurs \u00e0 neutrons rapides en France, ou comment l\u2019\u00c9tat fran\u00e7ais saute du train qu\u2019il a lui-m\u00eame mis en marche"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>Kevin Gautier, Laurent Gauthier<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\"><em><span style=\"font-family: Times New Roman, serif\"><span style=\"font-size: medium\">Cet article vise \u00e0 faire un rapide historique de la fili\u00e8re des R\u00e9acteurs \u00e0 neutrons rapides (ou RNR) en France, en montrant comment les r\u00e9ussites de la France en mati\u00e8re de recherche dans le domaine ont \u00e9t\u00e9 tragiquement sacrifi\u00e9es au moment o<\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif\"><span style=\"font-size: medium\">\u00f9<\/span><\/span><span style=\"font-family: Times New Roman, serif\"><span style=\"font-size: medium\"> leurs r\u00e9sultats allaient commencer \u00e0 pouvoir \u00eatre exploit\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9chelle industrielle, et en proposant le renouveau de ce projet.<\/span><\/span><\/em><\/p>\n<p align=\"left\"><strong>Un r\u00e9acteur \u00e0 neutrons rapides, qu\u2019est-ce que c\u2019est?<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">En 2000, le forum international Generation IV, issu du d\u00e9partement de l\u2019\u00e9nergie am\u00e9ricain, est cr\u00e9\u00e9 afin de coordonner les efforts internationaux de recherche visant \u00e0 d\u00e9velopper des r\u00e9acteurs nucl\u00e9aires dits \u201cde 4e g\u00e9n\u00e9ration\u201d. Ces r\u00e9acteurs sont cens\u00e9s r\u00e9pondre \u00e0 un certain nombre de d\u00e9fis comme le fait de minimiser les ressources utilis\u00e9es, ou encore de limiter la production de d\u00e9chets nucl\u00e9aires. En 2002, six projets sont s\u00e9lectionn\u00e9s par cet organisme de coop\u00e9ration internationale, dont trois sont des r\u00e9acteurs \u00e0 neutrons rapides. De quoi s\u2019agit-il?<\/p>\n<blockquote>\n<p align=\"justify\">Les r\u00e9acteurs \u00e0 neutrons rapides permettent donc d\u2019augmenter consid\u00e9rablement l\u2019\u00e9nergie d\u00e9gag\u00e9e par une m\u00eame quantit\u00e9 d\u2019uranium d\u2019un facteur de 50 \u00e0 100, tout en limitant consid\u00e9rablement les d\u00e9chets nucl\u00e9aires produits<\/p>\n<\/blockquote>\n<p align=\"justify\">Les r\u00e9acteurs utilis\u00e9s actuellement (m\u00eame ceux de 3e g\u00e9n\u00e9ration comme l\u2019EPR) utilisent pour fournir de l\u2019\u00e9nergie la fission de l\u2019uranium 235, qui est un noyau atomique dit \u201cfissile\u201d. Probl\u00e8me, celui-ci ne correspond qu\u2019\u00e0 0,7% de l\u2019uranium naturel, le reste \u00e9tant principalement constitu\u00e9 d\u2019uranium 238, non exploitable avec la technologie des r\u00e9acteurs actuels, et n\u00e9cessitant donc un pr\u00e9-traitement d\u2019enrichissement. Le principe des r\u00e9acteurs \u00e0 neutrons rapides est d\u2019utiliser ces neutrons rapides, en particulier leur propri\u00e9t\u00e9 de transformer l\u2019uranium 238, non-fissile, en un noyau de plutonium 239, qui lui est fissile : le r\u00e9acteur peut ainsi \u00eatre r\u00e9gl\u00e9 pour produire en sortie plus de noyaux fissiles que ceux qui y ont \u00e9t\u00e9 introduits, c\u2019est le principe de la surg\u00e9n\u00e9ration. Ainsi, l\u2019uranium 238 devient une source d\u2019\u00e9nergie et non un d\u00e9chet et peut donc lui aussi d\u00e9gager de grandes quantit\u00e9s d\u2019\u00e9nergie par r\u00e9action de fission. Le plutonium 239 qui est produit dans ce type de r\u00e9acteur, peut \u00eatre utilis\u00e9 en entr\u00e9e d\u2019un nouveau cycle dans un r\u00e9acteur \u00e0 neutrons rapides, ou dans un r\u00e9acteur de 3e g\u00e9n\u00e9ration sous la forme de combustibles mixtes en oxydes : ce sont les combustibles MOx (M\u00e9langes d\u2019Oxydes). Les r\u00e9acteurs \u00e0 neutrons rapides permettent donc d\u2019augmenter consid\u00e9rablement l\u2019\u00e9nergie d\u00e9gag\u00e9e par une m\u00eame quantit\u00e9 d\u2019uranium d\u2019un facteur de 50 \u00e0 100, tout en limitant consid\u00e9rablement les d\u00e9chets nucl\u00e9aires produits, en particulier les actinides mineurs qui ont une dur\u00e9e de vie longue. Avec les RNR, les d\u00e9chets restants retrouveraient le niveau de radioactivit\u00e9 de l\u2019uranium naturel au bout de seulement 300 ans contre environ 200000 ann\u00e9es pour un stockage direct (plutonium, actinides mineurs et autres produits de fission). De plus, une partie importante des actuels d\u00e9chets nucl\u00e9aires produits ces derni\u00e8res d\u00e9cennies pourrait \u00eatre r\u00e9utilis\u00e9e comme ressource dans le fonctionnement de ces nouveaux r\u00e9acteurs, ce qui rendrait la France ind\u00e9pendante dans l\u2019approvisionnement de sa fili\u00e8re nucl\u00e9aire, et ce \u00e0 tr\u00e8s long terme.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>Rapsodie, Ph\u00e9nix et Superph\u00e9nix, les premiers prototypes<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">Les r\u00e9acteurs \u00e0 neutrons rapides \u00e0 caloporteur sodium (RNR &#8211; Na) sont une histoire ancienne en France. D\u00e8s 1958, le Commissariat \u00e0 l\u2019\u00e9nergie atomique (CEA) lance le projet d\u2019un petit r\u00e9acteur nucl\u00e9aire exp\u00e9rimental (d\u2019une puissance de 20, puis 40 MW) fonctionnant sur le principe d\u2019un RNR. Baptis\u00e9 Rapsodie, celui-ci va produire entre 1967 et 1983 de la chaleur (mais pas encore d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 car ce n\u2019\u00e9tait pas alors le but recherch\u00e9) \u00e0 partir de la fission de plutonium.<\/p>\n<p align=\"justify\">Une partie des choix faits dans ce projet vont \u00eatre r\u00e9utilis\u00e9s pour construire un 2e r\u00e9acteur &#8211; cette fois \u00e9lectrog\u00e8ne &#8211; nomm\u00e9 Ph\u00e9nix en raison de sa capacit\u00e9 \u00e0 \u201cr\u00e9g\u00e9n\u00e9rer\u201d des mati\u00e8res inutilisables, comme l\u2019uranium 238, pour d\u00e9gager de l\u2019\u00e9nergie selon le principe \u00e9voqu\u00e9 ci-dessus. En 1973, apr\u00e8s 5 ans de travaux, Ph\u00e9nix fonctionne, et il ne s\u2019arr\u00eatera qu\u2019en 2009 apr\u00e8s avoir produit pr\u00e8s de 256 TWh. L\u2019\u00e9tude de son fonctionnement et de ses d\u00e9fauts permettra un important retour d\u2019exp\u00e9rience pour la r\u00e9alisation de l\u2019\u00e9tape suivante dans le d\u00e9veloppement de la fili\u00e8re fran\u00e7aise des RNR &#8211; Na (qualifi\u00e9s ainsi car ils utilisent le sodium comme fluide caloporteur).<\/p>\n<blockquote>\n<p align=\"justify\">D\u00e8s 1974, une soci\u00e9t\u00e9 regroupant EDF et deux \u00e9lectriciens italien et allemand est cr\u00e9\u00e9e pour piloter la construction et l\u2019exploitation d\u2019un r\u00e9acteur \u00e0 neutrons rapides d\u2019\u00e9chelle industrielle \u00e0 Creys-Malville en Is\u00e8re. Il s\u2019agit alors du plus puissant r\u00e9acteur \u00e9lectrog\u00e8ne du monde.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p align=\"justify\">D\u00e8s 1974, soit un an \u00e0 peine apr\u00e8s le d\u00e9marrage du r\u00e9acteur Ph\u00e9nix, une soci\u00e9t\u00e9 regroupant EDF et deux \u00e9lectriciens italien (ENEL) et allemand (RWE) est cr\u00e9\u00e9e pour piloter la construction et l\u2019exploitation d\u2019un r\u00e9acteur \u00e0 neutrons rapides d\u2019\u00e9chelle industrielle, d\u2019une puissance de 1240 MW \u00e0 Creys-Malville en Is\u00e8re. Il s\u2019agit alors du plus puissant r\u00e9acteur \u00e9lectrog\u00e8ne du monde. En 1985, le \u201cd\u00e9couplage\u201d a lieu: Superph\u00e9nix commence sa production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9. Selon le CEA, pendant sa dizaine d\u2019ann\u00e9es de fonctionnement, \u201cle nombre d\u2019incidents aura \u00e9t\u00e9 extr\u00eamement faible pour un r\u00e9acteur de cette taille\u201d. En 1996, soit l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dant l\u2019arr\u00eat d\u00e9finitif du r\u00e9acteur, Superph\u00e9nix produit 3,4 TWh d\u2019\u00e9lectricit\u00e9, avec un taux de disponibilit\u00e9 de 95%, ce qui constitue une excellente performance.<\/p>\n<p align=\"justify\">Pourtant, la contestation de ce projet finira par en avoir sa peau. D\u00e9marr\u00e9 par des associations \u00e9cologistes et antinucl\u00e9aires, ce conflit parfois violent (en 1982, une roquette est tir\u00e9e sur le chantier du r\u00e9acteur, sans cons\u00e9quences heureusement) occasionnera de nombreux arr\u00eats administratifs. La centrale passera ainsi pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de sa dur\u00e9e de vie dans l\u2019attente de l\u2019autorisation de d\u00e9marrer. En 1997, la gauche plurielle au pouvoir obtiendra l\u2019enterrement imm\u00e9diat et d\u00e9finitif du projet, entra\u00eenant un premier g\u00e2chis financier. En effet, il faudra rembourser les partenaires europ\u00e9ens du projet \u00e0 hauteur de leur investissement initial (13 milliards de francs) et se passer d\u2019un coeur construit mais non utilis\u00e9 (2 milliards de francs).<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>Astrid, le coup de gr\u00e2ce<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">En 2006, c\u2019est Jacques Chirac qui relance la fili\u00e8re RNR &#8211; Na en demandant au CEA de travailler \u00e0 un nouveau prototype. Le CEA propose alors la construction d\u2019ASTRID, pour Advanced Sodium Technological Reactor for Industrial Demonstration, qui doit permettre de d\u00e9montrer la possibilit\u00e9 d\u2019un passage au stade industriel de la fili\u00e8re RNR &#8211; Na. En 2009, Nicolas Sarkozy, dans le cadre du Programme des investissements d\u2019avenir (PIA), accorde une subvention de 651,6 millions d\u2019euros au projet. En 2010, la phase d\u2019avant-projet est termin\u00e9e et le projet est sur les rails. En 2014, le Premier ministre japonais Shinzo Abe signe un accord de coop\u00e9ration avec la France pr\u00e9voyant l\u2019implication du Japon dans le d\u00e9veloppement d\u2019Astrid.<\/p>\n<p align=\"justify\">Mais apr\u00e8s l\u2019accident de Fukushima, l\u2019ambiance n\u2019est pas tr\u00e8s favorable au nucl\u00e9aire. En 2018, suite \u00e0 des restrictions budg\u00e9taires, le CEA propose de diviser par 3 \u00e0 6 la puissance d\u2019Astrid. En ao\u00fbt 2019, on apprend que le projet est report\u00e9 et que le CEA \u00e9tudie plut\u00f4t son lancement dans la 2e moiti\u00e9 du si\u00e8cle. Les raisons sont d\u2019abord financi\u00e8res. Selon Le Monde, 738 millions d\u2019euros avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 investis fin 2017 mais le co\u00fbt total du projet \u00e9tait estim\u00e9 entre 5 et 10 milliards d\u2019euros. En parall\u00e8le, le r\u00e9acteur de recherches Jules Horowitz du CEA a vu sa facture exploser de 500 millions \u00e0 2,5 milliards d\u2019euros. D\u2019autre part, une des raisons avanc\u00e9es est le faible co\u00fbt de l\u2019uranium, qui rend le principe de surg\u00e9n\u00e9ration peu rentable. En effet, dans un r\u00e9acteur nucl\u00e9aire comme ceux que nous avons en France, la ressource utilis\u00e9e ne constitue qu\u2019une faible part du co\u00fbt total de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 produite (autour de 5%), l\u2019essentiel des co\u00fbts r\u00e9sidant dans l\u2019amortissement de l\u2019investissement initial. Le prix de l\u2019uranium influe donc peu sur la rentabilit\u00e9 des projets men\u00e9s.<\/p>\n<p align=\"left\"><span style=\"font-family: Times New Roman, serif\"><span style=\"font-size: medium\"><b>Bilan et propositions<\/b><\/span><\/span><\/p>\n<blockquote>\n<p align=\"justify\">Dans un demi-si\u00e8cle, quand l\u2019uranium commencera \u00e0 se rar\u00e9fier, nul doute qu\u2019un grand nombre de pays sera int\u00e9ress\u00e9 par l\u2019acquisition de centrales nucl\u00e9aires si avantageuses. Allons-nous laisser les Russes et les Chinois seuls dans cette aventure industrielle, leur octroyant tous les b\u00e9n\u00e9fices lorsque ces r\u00e9acteurs seront au point?<\/p>\n<\/blockquote>\n<p align=\"justify\">La fili\u00e8re des R\u00e9acteurs \u00e0 neutrons rapides est la plus prometteuse pour le nucl\u00e9aire du futur, et sa variante \u00e0 caloporteur sodium est la plus mature industriellement &#8211; cela tombe bien, c\u2019est celle d\u00e9velopp\u00e9e r\u00e9cemment par la France. Cette technologie permet de g\u00e9rer \u00e0 la fois le probl\u00e8me de la raret\u00e9 \u00e0 venir de l\u2019uranium (au rythme actuel de consommation mondiale, nous aurons \u00e9puis\u00e9 les ressources dans moins d\u2019un si\u00e8cle) et celui du volume et de la dangerosit\u00e9 des d\u00e9chets nucl\u00e9aires. Il est vrai que l\u2019apport de ces RNR &#8211; Na n\u2019est pas indispensable dans le contexte actuel, au vu du prix et des r\u00e9serves restantes d\u2019uranium. Mais c\u2019est ignorer que ce type de projets poss\u00e8de une dur\u00e9e importante et incompressible de r\u00e9alisation, li\u00e9e \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration continue en recherche et d\u00e9veloppement (R&amp;D), au temps n\u00e9cessaire \u00e0 la formation de comp\u00e9tences rares et complexes, et ensuite \u00e0 la r\u00e9alisation du projet, tous ces \u00e9l\u00e9ments permettant de ne pas reproduire les erreurs des trois RNR-Na de l\u2019histoire du nucl\u00e9aire fran\u00e7ais. Cette dur\u00e9e est de l\u2019ordre d\u2019une trentaine d\u2019ann\u00e9es entre les premiers dessins et la production d\u2019un r\u00e9acteur \u00e0 l\u2019\u00e9chelle industrielle. Or, dans un demi-si\u00e8cle, quand l\u2019uranium commencera \u00e0 se rar\u00e9fier, nul doute qu\u2019un grand nombre de pays sera int\u00e9ress\u00e9 par l\u2019acquisition de centrales nucl\u00e9aires si avantageuses. Allons-nous laisser les Russes et les Chinois seuls dans cette aventure industrielle, leur octroyant tous les b\u00e9n\u00e9fices lorsque ces r\u00e9acteurs seront au point?<\/p>\n<p align=\"justify\">En repoussant le programme Astrid, \u201cdont le d\u00e9ploiement n\u2019est pas envisag\u00e9 avant la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 de ce si\u00e8cle\u201d, nous perdons ainsi pr\u00e8s de 30 ann\u00e9es de R&amp;D et de maintien de savoir-faire. Le gouvernement dit que ce savoir faire ne sera pas perdu car l\u2019\u00e9tude de prototypes sera poursuivie, mais qui peut croire que nous sommes capables de faire des progr\u00e8s et m\u00eame de maintenir les comp\u00e9tences n\u00e9cessaires \u00e0 la r\u00e9alisation d\u2019un tel projet sans r\u00e9alisation physique, c\u2019est-\u00e0-dire sans construction de r\u00e9acteurs?<\/p>\n<p align=\"justify\">Il faut donc relancer le programme Astrid, quitte \u00e0 le d\u00e9velopper en coop\u00e9ration avec d\u2019autres puissances industrielles europ\u00e9ennes comme la Grande-Bretagne, qui est aujourd\u2019hui ouverte \u00e0 toute solution \u00e9nerg\u00e9tique permettant de diminuer sa contribution au changement climatique. Le financement de ces nouvelles recherches serait assur\u00e9 par un arr\u00eat des subventions aux \u00e9nergies \u00e9olienne et photovolta\u00efque, qui mobilisent des montants faramineux pour une efficacit\u00e9 quasi-nulle dans la lutte contre les \u00e9missions de CO2.<\/p>\n<p align=\"justify\">En attendant, le passage vers un parc nucl\u00e9aire pr\u00e9servant les ressources naturelles ne peut se faire en un jour, ni m\u00eame en 10 ans. Ce passage doit n\u00e9cessairement s\u2019effectuer par la voie de l\u2019EPR dans un premier temps, car les pr\u00e9visions des sc\u00e9narios vers un parc ne poss\u00e9dant que 5% en puissance de RNR donnent d\u00e9j\u00e0 des dates allant jusqu\u2019en 2050-2060. Stimulons la filli\u00e8re nucl\u00e9aire fran\u00e7aise avant qu\u2019il ne soit trop tard, notre avenir \u00e9nerg\u00e9tique en d\u00e9pend!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Kevin Gautier, Laurent Gauthier Cet article vise \u00e0 faire un rapide historique de la fili\u00e8re des R\u00e9acteurs \u00e0 neutrons rapides (ou RNR) en France, en montrant comment les r\u00e9ussites de la France en mati\u00e8re de recherche dans le domaine ont \u00e9t\u00e9 tragiquement sacrifi\u00e9es au moment o\u00f9 leurs r\u00e9sultats allaient commencer \u00e0 pouvoir \u00eatre exploit\u00e9s&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":3381,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[40],"tags":[71,44,45],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.souverainisme.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3379"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.souverainisme.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.souverainisme.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.souverainisme.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.souverainisme.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3379"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/www.souverainisme.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3379\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3423,"href":"https:\/\/www.souverainisme.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3379\/revisions\/3423"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.souverainisme.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3381"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.souverainisme.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3379"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.souverainisme.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3379"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.souverainisme.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3379"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}